Visite de l’évêque au pape

LES ÉVÊQUES DES ANTILLES CHEZ LE PAPE.


Cette année, nous avons commencé par rencontrer le pape François. Cette fois-ci, nous n’avons pas de rencontre individuelle avec le pape, mais nous sommes allés ensemble à sa rencontre. Il nous a accueillis chacun et j’ai pu lui présenter notre séminariste de Guyane qui est à Rome, en première année de théologie. Puis nous sommes restés deux heures avec lui, dans un échange où chacun pouvait librement lui parler, le remercier, lui présenter son diocèse ou lui poser des questions. Nous avons pu ainsi échanger avec lui, dans une simplicité étonnante, à cœur ouvert, sur des sujets aussi divers que les vocations, la formation des prêtres, la liberté du pape et pourquoi il ne lit jamais ce que les journaux disent de lui, l’inculturation, c’est-à-dire la relation réciproque entre l’évangélisation et les cultures des personnes, les jeunes et les défis des groupes évangéliques. Parmi les choses que nous pouvons dire sur cet entretien remarquable, il y a d’abord le fait que nous avons tous unanimement remercié le pape pour la façon dont il guide l’Eglise sur le chemin de l’Evangile, en dépit de quelques vents contraires. Il y a l’image utilisée par lui : « L’Eglise est comme un fleuve. Il y a de la place pour tous. Certains vont nager plutôt à droite, d’autre au centre, d’autre à gauche. Ce n’est pas grave tant que l’on reste dans le fleuve ; le problème surgit lorsque l’on veut sortir du fleuve ou encore le regarder – voire le critiquer – à partir de la rive ! » « J’ai remarqué que derrière toute rigidité, de la part de quiconque ou des prêtres et évêques, il y a un autre problème non avoué… » Il y a ce qu’il nous a dit de la liberté qui est la nôtre, car tout ne peut pas se décider à Rome : « Pour ce qui est de l’adaptation de certaines pratiques ou de certains rites, c’est à vous de les décider, vous êtes sur le terrain, vous connaissez votre peuple. Faites-le simplement, en présence de Dieu, et en concertation entre vous ! Rome ne peut pas ni tout décider ni tout contrôler… » Nous avons senti que nous avons été reçus par un frère dans l’épiscopat, un homme plein d’humour… Apprenant que nous ne représentions pas moins de neuf langues, il nous a accueillis en nous disant : « en somme, vous êtes une macédoine… ! ». A l’admiration et à la gratitude dont nous avons unanimement témoigné pour lui, en notre nom et au nom de nos fidèles, répondait la confiance qu’il nous accorde et qui est pour chacun de nous un immense réconfort.

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